Rencontre avec Petit Prince, artiste et cofondateur du label Pain Surprises

Dans le cadre de l'opération label du mois et à l'occasion de la sortie de son nouvel album "Les plus beaux matins", on a eu la chance de rencontrer Petit Prince. On a pu échanger sur différents sujets, ses futurs projets, son métier d'artiste et bien évidemment...son nouvel album !


Bonjour Petit Prince, tout d’abord peux-tu nous dire d’où vient ton nom de scène ?

C’est un peu comme la question de “pourquoi un tatouage”, je crois que ma réponse est simplement que je trouve ça cool comme nom. C’est un ami qui me l’a suggéré, et je l’ai adopté avec le temps. Au début je trouvais ça étrange qu’on m’appelle Petit Prince, surtout à cause de la connotation venant du livre. Mais maintenant c’est devenu naturel pour moi. 


En plus d’être artiste, tu es également le co-fondateur de Pain surprises, comment concilier vie d’artiste et travail au sein du label ?

Franchement c’est pas toujours facile mais je me suis habitué. Faut surtout savoir mettre son égo de côté, parce qu’on voit souvent les coulisses et ça peut être “cru”. Après c’est aussi une forme d’indépendance que je souhaite avoir. J’enregistre tout seul, je joue de tous les instruments et je mix, ça me semblait logique de fonctionner de la même manière pour le partie LABEL. 


Comment s'est déroulé l'enregistrement de ton album ?

J’ai tout enregistré dans mon studio dans le 18ème. C’est un studio que j’ai en collocation avec Pablo. Il est fourni en chose donc c’est cool ! Mon ami Arthur Vonfelt a ré-enregistré des batteries parce qu’il est trop bon, et j'ai terminé le disque avec un arrangeur qui répond au nom de “Le Masne”. C’est un disque dont je suis très fier, mais je pourrai pas dire que le faire a été un moment de bonheur immense. Du fait d’être seul, c’est presque comme vivre une thérapie. On est seul face à soi même et on peut jamais se reposer sur la créativité ou le talent de l’autre. 


On sent beaucoup d’amour et de tendresse à l’écoute de ton album, quel message veux-tu faire passer à travers ce disque ?

Oui c’est un peu inconscient, mais je m’en suis rendu compte à la fin. C’est un album sur l’amour heureux plutôt qu’un album de rupture comme il y en a déjà tant, et de très beaux. Je trouvais ça plus malin et original de parler d'angoisse et d’insomnie avec douceur et légèreté, moins ton sur ton. 


Après une période compliquée sans concerts, on imagine que ça fait du bien de retrouver le contact de la scène pour la sortie de ton album ?

Oui sortir son album maintenant c’est beaucoup de frustration, mais j’espère qu’il (mon album) survivra au COVID et que je pourrai jouer dans des salles libres de tout type de barrière entre les humains. Les concerts sont des lieux de communion et de rencontre, alors oui pour jouer avec de gens assis et masqué, mais le moins longtemps possible. De manière général, je suis contre la COVID. 


Tu es uniquement accompagné par un batteur et un claviériste sur scène, comment as-tu préparé le live de ton nouvel album ?

J’ai décidé de ne mettre aucune bande, et donc de simplifier les arrangements. Je suis retombé sur le documentaire de woodstock et je me suis dis que les émotions sont incomparables. C’est cool les shows ultra calibrés à la Justice, mais avec mes armes j’ai décidé de partir sur une autre voie plus BIO. 


Est-ce que malgré le contexte actuel tu peux annoncer quelques dates qui seraient maintenues ?

- 26 septembre Besançon 

- 8 octobre Les nuits Botaniques - Bruxelles

- 21 octobre - Point FMR Paris 

- 31 octobre Massy 

- 12 février 2021 - Tourcoing 

- 8 mai 2021 Crossover Festival - Nice 


Pour terminer, est-ce que tu as déjà des idées en tête pour la suite de ton projet ?

Oui je suis en train d’enregistrer une reprise de What is Love d’Haddaway. J’ai aussi commencé ce qui sera j’espère mon deuxième album. J’ai appris tant de chose au cours de l’année que je suis impatient de mettre ça à profit.

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