Rencontre avec Cezaire, patron et artiste du label Roche Musique

Dans le cadre de notre page label du mois, on a eu la chance d'échanger avec Cezaire, patron et artiste du label Roche Musique. On a pu aborder différents sujets comme sa relation avec le vinyle, la gestion du label et de sa vie d'artiste ou encore les prochaines sorties du label.

Quelles sont les origines du nom du label Roche Musique ?

J'ai trouvé le nom du label dans la discographie de Sebastien Tellier, j'étais en train d'écouter son album et plus particulièrement le morceau Roche quand je devais choisir le nom du label. L’esthétique sexy et chaude de son album a aidé à affiner notre image.

Avec qui as-tu décidé de créer Roche Musique, et combien de personnes ont rejoint le label depuis ?


J'ai lancé le label avec un premier Ep de Kartell qui a toujours été d'une très grande aide pour avoir une vision sur le long terme, à chaque étape on se disait qu'on pouvait pousser encore plus loin le délire. Aujourd’hui nous avons une dizaine d'artistes et une dizaine de personnes qui bossent au bureau.

Être artiste et label manager, on imagine que c’est beaucoup de travail, comment fais-tu pour concilier ta vie d’artiste et de label manager en même temps ? 

C'est une question que je me suis longtemps posée, mais aujourd’hui j'ai trouvé une stabilité grâce à une meilleure organisation, mais surtout je fais des choix, actuellement mon focus est sur la musique et cela m'est permis car les équipes qui bossent pour le label me sont d'une aide précieuse.

Comment as-tu réussi à gérer la crise sanitaire qui a dû toucher d’une part l’activité du label mais également ton activité d’artiste ?

La chance pour un label c'est le streaming, cela nous a permis de garder une activité durant la crise, l'enjeu était la communication entre tout le monde, et avec les technologies actuelles, ce n’était pas si compliqué. Mais en tant qu'artiste le réel problème est de ne plus avoir de dates, cela nous impacte ainsi que tous les professionnels du milieu.

Parlons vinyle, on sait qu’à l’origine tu comptais créer un label avec des sorties uniquement digitales, aujourd’hui la plupart des sorties sortent également en vinyle, c’est une volonté qui s’est imposée dans le développement du label ? Quelle est ta relation avec le vinyle, es-tu collectionneur ? 

Au final le vinyle a toujours été présent dans notre histoire, le premier Ep de Kartell – Riviera est sorti sous ce format. Cela a toujours été une envie d'avoir quelque chose de palpable. Le digital était pour nous une facilité, mais aujourd'hui avec Bigwax nous avons plus de facilité à distribuer notre musique physiquement.

On sait que côté Dj, il y a 2 écoles, ceux qui jouent 100% vinyle et ceux qui jouent en digital. De quel côté te places-tu ? Penses-tu jouer un jour un set 100% vinyle ?

Moi je suis de l'école digitale, mais je commence à avoir une belle collection de vinyles alors pourquoi pas essayer. Après j'ai un grand respect pour les DJ pur vinyle, cela demande beaucoup d'entrainement et de patience.

Tu as sorti ton nouvel EP “Attraction” en Décembre, as-tu un album/ep perso en préparation ? As-tu des prochaines sorties prévues sur le label ? 

Et bien au final après le confinement je me suis rendu compte que j'avais une trentaine de tracks, je réfléchis donc à l'idée de faire un album. C'est une étape donc je vais essayer de ne pas me griller. Sur le label on est très contents car Kartell revient avec un Ep, mais il y a aussi Katuchat, Darius qui vont sortir des projets dans le courant de l'année.

Pour la fin, quel est l’épisode le plus marquant que tu as vécu en tant qu’artiste et/ou manager du label ?

Je dirais sans hésitation de faire le tour des US avec Dabeull pour la tournée de FKJ, c'était incroyable, c'était comme un rêve qui m'a permis de me dire que tout était possible.

Be the first to comment

All comments are moderated before being published

Share with
Facebook
Twitter
Pinterest