Isaac Delusion

Isaac Delusion

Le quatrième album d’Isaac Delusion surgit au terme d’une période de trois ans où tout ou presque a changé dans la vie de son chanteur et leader, Loïc Fleury.
Leur dernière tournée européenne à peine entamée, après la sortie de uplifters en 2019, est brutalement interrompue par la crise sanitaire. Réaction de citadin qui étouffe, le musicien quitte la ville pour aller vivre dans la campagne bretonne et commence à rêver au monde d’après.
Cette fois seul aux commandes dans un nouveau processus de production, il entame celle d’un nouveau chapitre dans la vie du groupe, qui au passage a franchi le cap difficile des dix ans d’activité sans que rien ne vienne les perturber.
En trois albums – Isaac Delusion (2014), Rust & Gold (2017) puis uplifters (2019) – les Français anglophones, toujours en quête d’expérimentations sonores, se sont durablement installés dans le paysage pop moderne.
Aujourd’hui, Lost and Found (« objet trouvé ») est une nouvelle collection de dix chansons qui trouvent chaleur et réconfort dans les remises en question les plus extrêmes, de la saine frustration qui a conduit à sa création aux conditions mystiques qui entourent son enregistrement.

Début 2020, Loïc Fleury déménage à Erdeven et investit, avec femme et enfant, une maison typiquement bretonne datant du dix-huitième siècle. Parmi les nombreuses dépendances, un ancien four à pain avec vue sur le jardin et la forêt attenante qu’il convertit en home-studio de fortune. Un cadre de travail quelque peu mystique, chargé d’histoire, de vibrations et d’énergies, situé au cœur d’un triangle mégalithique. L’une des pierres angulaires de cette géométrie sacrée en son terrain privé est un menhir, officiellement répertorié, véritable curiosité locale presque aussi prisée que l’alignement de Carnac. Ça ne s’invente pas, et c’est en ce lieu qu’il a enregistré la plupart de ses pirouettes vocales.
« Il y a autour de cet endroit des énergies particulières, particulièrement fascinantes et inquiétantes, explique-t-il. J’y suis très sensible. J’ai parfois eu du mal à y travailler tant l’atmosphère est chargée d’une puissance presque destructrice. »

Son prénom trahit son attachement à cette terre de légendes. « J’ai passé mon enfance à naviguer avec mon père dans le golfe du Morbihan, à Belle-Île-en-Mer, à Ouate, au Glénan », dit-il. Cet amoureux de la mer surfe régulièrement entre deux méditations transcendantales. Dans cet océan de conscience pure, hanté par les ombres des disparus qui ont traversé les siècles et l’endroit où il vit, Loïc a soigné ses propres doutes et résisté à l’impermanence de l’existence et la folie du monde, alternant les périodes de désespoir avec d’autres plus euphoriques. Cette dualité des sentiments s’exprime jusque dans la graphie du titre de l’album : Lost and Found, l’histoire finit bien. La maison peinte par Jean Mallard sur la pochette en est la parfaite illustration. Inspirée de celle posée sur l'îlot rocheux de Saint-Cado, plus célèbre, elle constitue autant un décor qu’un point d’ancrage pour ce nouvel album. « C’est une petite baraque de pêcheur entourée par la mer, précise-t-il. À marée haute, on a l’impression qu’elle flotte sur l’eau. Tandis que la mer est changeante, toujours en mouvement, elle demeure là sans bouger. » C’est la métaphore de sa nouvelle vie, bien ancrée, à l’abri des contraintes et des tempêtes.

Isaac Delusion se dévoile ici dans le doux, avec sa pop éblouissante faussement apaisée, où l'évidence des mélodies ne sacrifie jamais la profondeur des textes. Le sentiment de frustration forme le cœur inquiet du disque et se révèle vite moteur. « Dancing on your own on the way back home / You lost your dreams somewhere, somehow » : dans ces quelques vers extraits du morceau Lost or Found, le chanteur décrit le maigre sursaut de magie dans le quotidien des personnes noyées dans les grandes villes. C’est une invitation à révéler son potentiel, à laquelle HVN donnerait les clefs, à commencer par retrouver un peu d’estime de soi. Et si jamais ça tourne mal, il suffit de trouver la personne qui vous rattrapera chaque fois que vous tomberez, qu’il s’agisse d’une histoire d’amour (Que pour toi) ou d’amitié (All day), interprétée en duo avec Olivia Merilahti, ex-The Do. Ensemble, ces deux animaux de nuit se demandent comment concilier leur vie de famille et d’artiste toujours en quête permanente de dopamine. Ailleurs, le songwriter interroge l’immatérialité de l’amour, des sentiments, des rapports humains (Internet) ne trouvant rien de plus vrai que sa relation à son fils de sept ans (50/50). Une filiation qui est aussi le récit d’un parent qui souffrirait de voir son enfant prendre son envol à la majorité (Let Her Go). L’album se referme sur une partition collective, Everyone Is Dreaming, interprétée avec sa compagne aux chœurs et son voisin à la clarinette.

Pour explorer de nouveaux terrains, le groupe s’est tourné pour la première fois vers des musiciens et producteurs extérieurs, au premier rang desquels le jeune premier LUCASV, architecte du dernier album de Disiz à tout juste 24 ans. « C’est intéressant de se confronter à cette jeune génération de musiciens hyper matures pour leur âge, constate Loïc. Ça ouvre d’autres perspectives de les voir travailler. Ils savent absolument tout faire et se débrouillent incroyablement bien avec la technologie. » Le musicien et arrangeur Jean-Etienne Maillard du groupe BLOW est aussi intervenu sur l’album. Jules Pacotte, l’autre membre fondateur du groupe, signe deux morceaux avec son acolyte Loïc Fleury. « Une amitié qui dure depuis le collège », rappelle ce dernier. C’est dans son ancienne chambre de bonne à Vincennes qu’ils ont enregistré Midnight Sun, leur premier succès. Enfin, leur collaborateur de toujours, l’ingénieur du son Perceval Carré (Parcels, L’Impératrice), s’est chargé du mixage. Il est présent à leurs côtés depuis leurs premiers concerts.

En frottant ses habitudes et son écriture au contact d’autres artistes, le chanteur Loïc Fleury s’est finalement découvert de nouvelles tessitures vocales. Il n’a plus seulement cette voix d’ange haut perchée qu’il fait néanmoins sonner avec une aisance naturelle sur des ritournelles printanières à la Kings of Convenience. Il a désormais une voix qui croone sur Internet. Et s’aventure même dans le côté soul de Prince sur Valse. Avant que le public ne découvre son timbre de voix naturel sur l’outro Everyone is Dreaming, une balade à la Lou Reed. « J’ai tendance à chanter avec une voix de tête, aiguë, voire très aiguë, avec un falsetto à la Thom Yorke, Sigur Rós ou Jeff Buckley, alors que ce n’est pas ma tonalité de base, révèle-t-il. En live, ça me demande d’ailleurs une certaine gymnastique pour atteindre les notes hautes, et ce n’est pas très reposant ! Parce que j’ai un timbre de voix plutôt médium, voire grave. En m’y aventurant, les gens vont penser que ce n’est pas moi qui chante (rires). » C’est précisément dans cette prise de risque que le disque se révèle le plus surprenant. L’objet tant convoité, retrouvé.

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